mercredi 6 mai 2020

Sainteté et paresse

Est-ce que la sainteté implique qu’on ne fasse rien? Le pape Francois affirme avec véhémence le contraire. Le 17 septembre 2018, il a lancé le tweet suivant : « Le chemin de la sainteté n’est pas pour les paresseux ! »
 
Quand il est allé visiter une paroisse romaine le 6 mai 2018, il affirmait aux jeunes :
« Comment est-ce qu’on écoute le Seigneur? Comment l’écouter? Où parle-t-il, le Seigneur? Vous avez le numéro du portable du Seigneur, pour l’appeler? Comment est-ce qu’on écoute le Seigneur? Je vous dirais ceci, et ceci sérieusement: le Seigneur ne s’écoute pas en restant dans un fauteuil. Vous comprenez? Assis, une vie confortable, sans rien faire, et je voudrais écouter le Seigneur. Je t’assure que tu entendras bien des choses, sauf le Seigneur. On n’écoute pas le Seigneur dans une vie confortable, dans un fauteuil. Rester assis, dans la vie — écoutez cela, c’est très important pour votre vie de jeunes — rester assis crée une interférence avec la Parole de Dieu, qui est dynamique. La Parole de Dieu n’est pas statique, et si tu es statique, tu ne peux pas l’entendre. Dieu se découvre en marchant. »
 
Et le pape ajoutait : « Dieu déteste la paresse et il aime l’action. Les paresseux ne pourront pas hériter de la voix du Seigneur. Vous comprenez? Mais il ne s’agit pas de bouger pour se maintenir en forme, de courir tous les jours pour s’entraîner. Non, il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de bouger son cœur, de mettre son cœur en marche
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(56e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)