dimanche 19 septembre 2021

Solidaires pour la paix

Nos parents ou grands-parents nous ont déjà parlé des deux grandes guerres mondiales. Ils y ont participé ou ils ont connu des personnes qui y sont allées sans jamais en revenir. Depuis la Deuxième guerre mondiale, l’humanité a également vécu plusieurs autres conflits armés dont il est souvent difficile de comprendre les raisons et les faits historiques qui les ont provoqués.

« D’où viennent les guerres, d’où viennent les conflits entre vous? »

Cette question est posée dans la lettre de saint Jacques. La réponse avancée est forte :

« Vous êtes pleins de convoitises et vous n’obtenez rien, alors vous tuez ; vous êtes jaloux et vous n’arrivez pas à vos fins, alors vous entrez en conflit et vous faites la guerre. »

Mais l’auteur invite les chrétiens de son temps à l’attitude contraire, la sagesse, pour construire la paix. « C’est dans la paix qu’est semée la justice, qui donne son fruit aux artisans de la paix. »

Ce message de paix n’est-il pas encore nécessaire aujourd’hui devant les conflits qui font surface aux quatre coins de la planète? La sagesse de l’auteur de la lettre de saint Jacques nous rappelle que pour résoudre les conflits et les inégalités, il faut être solidaires entre frères et sœurs, entre les peuples et entre les classes sociales.

René Laprise
Diacre permanent

Ce texte a été publié dans la chronique Échos de la Parole de l’OCQ. 

dimanche 12 septembre 2021

Une simple prière

Les traditions juive et chrétienne nous fournissent beaucoup de prières simples, belles, lumineuses.

Ainsi :
Rappelle-toi ta parole à ton serviteur, celle dont tu fis mon espoir. Elle est ma consolation dans mon épreuve : ta promesse me fait vivre. (Psaume 118, 49-50)

Ou encore :
Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon cœur; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité. (Saint François d’Assise

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau


samedi 4 septembre 2021

Père, ne fais mentir ton Fils

Jésus a affirmé :

« Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. »  (Luc 12, 6-7

Père, fort de cette assurance solennelle de Jésus, je te supplie de me manifester jour après jour ta protection divine et paternelle. Merci Père!

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

samedi 28 août 2021

Brèves litanies au Père


Père, au nom sacré et béni de Jésus, donne-moi ton Esprit.

Père, au nom de son Cœur brûlant et percé par la lance, donne-moi ton Esprit.

Père, au nom de son Sang versé et très éloquent, donne-moi ton Esprit.

Père, au nom de ses Saintes Plaies glorieuses, donne-moi ton Esprit.

Père, au nom de son Corps bafoué mais ressuscité, donne-moi ton Esprit.

Père, je te le demande avec Marie sa Mère Immaculée et glorifiée, donne-moi ton Esprit.

Amen

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

jeudi 19 août 2021

Prière pour obtenir le don de l’Esprit-Saint

Père, ton Fils Jésus m’enseigne dans son Évangile : « Quel est d'entre vous le père auquel son fils demandera un poisson, et qui, à la place du poisson, lui remettra un serpent ? Ou encore s'il demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion ?  Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit Saint à ceux qui l'en prient ! » 
(Luc 11, 13)

Fort de cette promesse et plein de confiance, Père, je te supplie de me combler de l’Esprit-Saint, avec ses dons et ses fruits. Amen.

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

jeudi 29 juillet 2021

Anniversaire de mon ordination épiscopale

J’ai reçu l’ordination presbytérale le 27 mai 1961 pour œuvrer dans le diocèse d’Amos. J’y ai rempli diverses charges ecclésiales avec l’élan de ma jeunesse, le goût de me donner, et toutes mes illusions…

Puis ce fut l’appel à l’épiscopat. J’ai quitté l’Abitibi avec, dans la mémoire et dans le cœur, diverses expériences comme professeur, curé, directeur de la pastorale diocésaine, etc. J’ai gardé de cette époque un fort souci pour la formation humaine et chrétienne des laïcs.

Je quittais pour la Côte-Nord. J’y fus ordonné évêque à Hauterive il y a 42 ans, le 31 juillet 1979.

Date inoubliable pour moi! Mes parents, mes frères et sœurs ainsi que leurs conjointes ou conjoints et familles, et beaucoup de personnes amies ont fait un long voyage pour être avec moi en ce moment unique dans ma vie. Ce soir-là, le ciel était magnifique. Nous avions soupé ensemble, plusieurs évêques venus se joindre à la communauté de ce diocèse pour la célébration. Puis ce fut en soirée, l’ordination elle-même.

Je ne peux pas oublier un geste posé au moment de la salutation par des personnes représentant diverses catégories de toute la communauté diocésaine. Une religieuse innue est venue me murmurer à l’oreille : « Je vais avoir soin de toi ». Elle parlait au nom des siens. Et c’est vrai que j’y ai reçu un si bel accueil de toutes les communautés, aussi bien autochtones qu’autres de la Côte-Nord!

Cette soirée fut un temps fort spirituel et humain pour moi. Elle a implanté dans mon cœur de grandes promesses qui ont entretenu mon zèle apostolique et mon courage. Ces promesses ont résonné en moi comme ceci : « Tu te fatigueras, mais tu ne succomberas pas ». Et encore : « Tu vas faire des faux pas et trébucher, mais sans tomber ». J’ai pressenti là les soutiens indéfectibles de Jésus dans mon ministère épiscopal. Et Jésus y fut fidèle, de mille façons si souvent imprévisibles!

Baie-Comeau : ce vaste territoire à la fois forestier, rural et urbain. Et aux populations variées, gens de vieille souche, immigrants récents, autochtones. Je m’y suis senti très à l'aise. J’ai cherché à y vivre ma devise épiscopale, à la teneur si fermement ecclésiale et missionnaire : « Par Lui, en Église, pour le monde ». Cette orientation de vie s’est concrétisée par diverses présences aux  communautés paroissiales ou autres, l’accueil de bien des personnes aux portes des églises, et une grande quantité de visites dans des écoles, lieux de travail et autres lieux possibles de rencontrer des personnes de tous âges et de toutes catégories : des enfants et des jeunes aux personnes âgées et malades.

Dès le lendemain de l’annonce de ma nomination au diocèse de Gatineau-Hull, soit le 7 avril 1988, j’y ai fait une visite d’une journée. Tout au long de ces heures très émotives, j’ai porté dans mon cœur une parole tirée de la messe de ce jour-là. Pierre disait à l’infirme qui lui demandait de l'aumône : « De l'or ou de l'argent, je n'en ai pas; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ, le Nazaréen, marche! » (Actes des Apôtres 3, 1-6) J’ai senti que cette parole devenait la lampe sur mes pas pour les années à venir…

Le 25 avril 1988, j’ai présidé une messe d’adieu à Baie-Comeau, puis le 26  au matin, le cœur serré, j’ai mis tout mon bagage dans mon auto et j'ai quitté la Côte-Nord pour l’Outaouais. J’allais vers une ville en plein développement, avec des régions rurales tout autour. J’y ai été responsable comme évêque de 1988 à 2011, soit 23 ans.

Gatineau est un diocèse très urbanisé, et séparé de la capitale nationale par une rivière, mais relié par plusieurs ponts. J’y ai trouvé un grand défi : celui de la communication. Les journalistes y étaient plus aguerris que ceux de la Côte-Nord. La proximité du gouvernement fédéral oblige! Ce fut là un défi que j’ai réussi à relever, je crois, avec de solides aides.

J’y suis surtout arrivé avec une vive conscience de la tradition implantée par l’évêque fondateur, Mgr Paul-Émile Charbonneau, développée par son successeur, Mgr Adolphe Proulx : l’attention privilégiée pour les petits et les pauvres, et un engagement social, même politique en ce sens. J’ai cherché à enrichir ce précieux héritage et à l’élargir selon mes charismes et mes capacités.

Depuis le 30 novembre 2011, j’y vis ma retraite. Gatineau est devenu ma communauté, « chez-moi », le lieu de ma demeure, de mon vieillissement. Tant que j’en fus capable, mon successeur, Mgr Durocher, m’a invité; à célébrer des confirmations, à participer à des fêtes paroissiales, etc. Je lui en suis très reconnaissant.

Je vis depuis septembre 1988 dans ce qui était alors la maison provinciale des Sœurs de la Charité au Québec, et qui est devenu une grande résidence pour personnes âgées. Je suis heureux de pouvoir y célébrer la messe tous les jours, de répondre à divers appels d’aide aux plans spirituel ou pastoral. Et j’espère bien continuer tant que ma santé me le permettra…

Par ailleurs, ma santé ne me permet plus de vivre un ministère que j’ai beaucoup aimé : celui de l’écriture. Il me faut peu à peu consentir à tourner des pages de ma vie, et entrer dans un nouveau chapitre…

Je me confie à vos prières.

† Roger Ébacher
Archevêque émérite de Gatineau

lundi 28 juin 2021

Prier la Parole

Dans l’outil Prier la Parole, Novalis vous propose chaque jour une prière inédite en lien avec un verset du lectionnaire et avec une citation d'un grand auteur spirituel. Un complément indispensable à Prions en Église pour approfondir vos moments d'intériorité. Prier la Parole est publié 6 fois par année. J’ai eu la plaisir de rédiger l’édition pour les mois de juillet et août 2021. Pour s’abonner, voici le lien.