vendredi 5 août 2022

Je suis la résurrection et la vie

Jésus, je relis et médite cette affirmation qui vient de toi : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11, versets 25-26)

Tu y affirmes que par ta mort tu donnes la vie. Tu te présentes comme la vie, la source de la vie éternelle. Tu t’offres à être ma vie pour toujours.

Tu dis être le seul qui peut me faire accéder à la vie en plénitude, jusque dans mon corps, pour toujours. Avec toi, la mort n'est plus une vraie mort! Oui, mon corps va mourir, mais il sera appelé à ressusciter. Jésus, par ta sortie victorieuse du tombeau, tu as pour toujours anéanti la mort. Et tu me promets de partager avec-moi ton triomphe de la mort si je te fais confiance. Car, avec toi, Jésus, la mort est un sommeil, une étape vers la résurrection.

Jésus, je crois qu’avec toi rien n’est impossible. Et je m’appuie sur toi pour espérer la vie éternelle, âme et corps, avec toi pour toujours.

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

mardi 19 juillet 2022

Je suis le bon berger

Jésus, tu affirmes : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger. » (voir les versets 11-18) Que signifie cette parole?

Un bon berger connaît ses brebis, et ses brebis le reconnaissent. Il est plein de souci, d’attachement, de sollicitude pour ses brebis. Il a soin de chacune. Il conduit le troupeau vers les sources d’eau, les champs herbeux, en somme vers la vie.

Jésus, tu m’assures que tu vis tout cela par rapport à chacun de nous, dans l’Église. Tu choisis chacune de tes brebis, tu en as soin. Tu t’intéresses à chacune. Elles t’appartiennent. Tu les aimes.

Mais, tu vas plus loin, Jésus. Tu donnes ta vie pour tes brebis. Tu l’as fait sur la croix. Et c’est par une telle mort que tu as constitué ton troupeau, l’Église. Telle était ta mission et tu l’as accompli courageusement jusqu’au bout. Comme je t’en suis reconnaissant!

Jésus, je suis fier de te reconnaître comme mon bon berger. Merci de cette générosité, de cette fidélité à mon égard.

† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

samedi 9 juillet 2022

Je suis la porte des brebis

Jésus, tu affirmes avec insistance : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. » (Jean 10, 7-9) Cette définition de toi-même me surprend. Éclaire-moi par ton Esprit!

Quel est le rôle d’une porte dans une bergerie? Elle permet aux bergers et aux brebis d’entrer et de sortir. Ils sont libres de circuler. Et les brebis ont accès aux sources d’eau et aux généreux pâturages. La porte protège aussi les brebis contre les voleurs, contre les loups.

La bergerie dont tu parles, Jésus, c’est le Peuple de Dieu, la communauté, l’Église. Là, les brebis trouvent une surabondance de dons divins, tels que la Parole, les sacrements, la vie fraternelle.

Jésus, tu es le seul à donner accès à ces richesses spirituelles qui nous permettent d’ouvrir notre cœur au Père et aux autres. C’est là ta tâche : nous sauver et nous conduire au but de notre vie. Tu es le seul à pouvoir le faire. Je te fais confiance et m’attache à toi.

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

vendredi 1 juillet 2022

« Je suis la lumière du monde. »

(Jésus, dans Jean 8, 12; voir aussi Jean 9,5)

La lumière est essentielle dans ma vie. Elle me guide dans les méandres obscurs. Elle me montre la route et ainsi me sauve des dangers.

La lumière m’attire. Comme ces phares qui guident les marins vers le port.

Ma vie est un long voyage sur un océan mystérieux. J’y ai besoin d’une lumière qui, jour après jour, m’oriente vers le lieu où je pourrai accoster pour toujours.

Merci, Jésus, de t’offrir pour être cette lumière. Que tes Paroles soient une lampe sous mes pas. Par ton Esprit, illumine ma vie, rends-la plus joyeuse, plus dynamique, plus lumineuse pour les personnes autour de moi.

Jésus, sois toi-même la lumière véritable qui me sauve de l’obscurité et des ténèbres. Fais-moi traverser la vie sain et sauf, jusqu’à mon salut et la vie éternelle.

Jésus, je suis un aveugle : éclaire mon chemin vers Dieu, dynamise mon désir, enflamme-le, soutiens mon énergie, assure mon espérance.

Jésus, je te confie mon destin, le succès de ma vie. Conduis-moi chez le Père, notre Père.

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 19 juin 2022

« Moi, je suis le pain de la vie. » (Jésus)

Jésus s’offre à moi en tant que véritable pain. Pain qui ne fait pas qu’entretenir une vie passagère, mortelle, mais qui donne la vie divine, d’enfant de Dieu.

Jésus affirme être ce pain, le seul qui calme définitivement mes faims profondes.

Ce pain que Jésus m’offre, c’est l’enseignement du Père qu’il nous transmet : Parole efficace qui accomplit ce qu’elle promet.

Ce pain, c’est aussi Jésus lui-même, sa propre personne qu’il livre jusqu’au don de la croix et de l’eucharistie.

« Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

J’opte pour ce pain! Jésus, tu attises en moi mes aspirations vers la vie véritable et tu m’offres de les combler.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Je crois Seigneur Jésus en ta promesse de combler ma faim intime de vivre toujours, corps et âme dans la vie éternelle avec toi. Cette promesse stimule mon espérance et me donne du courage dans la vie quotidienne.

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

Évangile de Jean 6, 48. Voir aussi 6,35ss et 6, 51

dimanche 12 juin 2022

L’amour endure tout

Il s’agit d’aimer en dépit de tout. Je fais face à une personne qui m’irrite, qui a le don de m’agacer? Il faut continuer à vivre dans la douceur, dans le respect, dans le pardon.


« L’idéal chrétien, et particulièrement dans la famille, est un amour en dépit de tout. J’admire parfois, par exemple, l’attitude de personnes qui ont dû se séparer de leur conjoint pour se préserver de la violence physique, et qui cependant, par charité conjugale qui sait aller au-delà des sentiments, ont été capables de leur faire du bien – même si c’est à travers d’autres personnes – en des moments de maladie, de souffrance ou de difficulté. Cela aussi est un amour en dépit de tout. » 

(Pape François)

† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 29 mai 2022

Écouter avec l’oreille du cœur

Évangile de Jésus selon saint Luc (24, 46-53)

De toutes les nations, faites des disciples, dit le Seigneur.

Dans son message pour la Journée mondiale des communications sociales, célébrée le dimanche de l’Ascension, le pape François écrit que le verbe écouter

« est décisif dans la grammaire de la communication et condition pour un dialogue authentique ».

C’est une invitation à écouter avec l'oreille du cœur, tel est le thème de son message.

Le contexte mondial actuel, marqué par près de 15 millions de décès en raison de la pandémie et par l’invasion de l’Ukraine, est un appel criant à écouter les personnes touchées par ces réalités à travers le monde. L’invitation que Jésus adresse à ses disciples d’être les témoins de sa résurrection à toutes les nations ne voudrait-elle pas dire que le premier geste à poser en allant à la rencontre des nations est d’abord d’écouter et non d’annoncer la bonne nouvelle ?

L’écoute avec l’oreille du cœur signifie que l’important c’est d’entendre ce que vit l’autre, d’accueillir sa parole, ses peines et ses souffrances, sa joie et son espérance, mais aussi d’écouter ses silences. Comme le souligne le Pape en citant l’apôtre Jacques : « Que chacun soit prompt à écouter, lent à parler » (1,19).

En ce dimanche des communications, la dimension universelle de l’annonce de la bonne nouvelle du ressuscité se traduit par une grande oreille branchée sur le cœur des croyants et des croyantes et non d’abord par un haut-parleur.

René Laprise

Diacre permanent 

Ce texte a été publié pour la chronique Échos de la Parole de l'Office de catéchèse du Québec.