vendredi 31 juillet 2020

Je t’adore, Créateur de ces immensités

J’aime contempler une nuit noire trouée d’une multitude d’étoiles! Quelle merveille!
 
Et je suis presque troublé de terreur quand les images venant d’un très puissant télescope m’entraînent dans ces immensités où les trous noirs sont parsemés de galaxies par millions!
 
Que tu es grand et puissant, Dieu créateur!
 
Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :
à toi, louange et gloire éternellement! 
Béni soit le nom très saint de ta gloire :
à toi, louange et gloire éternellement!
Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :
à toi, louange et gloire éternellement!
Béni sois-tu sur le trône de ton règne :
à toi, louange et gloire éternellement!
Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :
à toi, louange et gloire éternellement!
 Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :
à toi, louange et gloire éternellement!
Béni sois-tu au firmament, dans le ciel, à
 toi, louange et gloire éternellement !
Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez-le :
à toi, louange et gloire éternellement!
 
 
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 26 juillet 2020

« Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit »

Jésus, toutes tes paroles, d’une façon ou d’une autre, m’enseignent ce qu’est la miséricorde, pourquoi il faut la pratiquer, comment la vivre.
 
Je te demande la grâce de toujours mieux pénétrer la beauté, la richesse, la profondeur de tes paroles.
 
Ainsi, je pourrai les refléter par mes propres paroles, mes enseignements, mes écrits, mon témoignage. Je répercuterai ton enseignement si lumineux sur la miséricorde divine.
 
Que vienne ton Esprit!
 
Référence biblique : (Luc 15, 17)
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

jeudi 23 juillet 2020

« Je veux la miséricorde. »

Tu me demandes, Jésus, d’aller apprendre ce que signifie cette parole divine.
 
Pour le faire, je dois m’inscrire à ton école. C’est toi le Miséricordieux! Toi, le Doux et Humble de cœur!
 
Enseigne-moi par tes exemples, par tes paroles.
 
Surtout, donne-moi ton Esprit. Qu’il produise en mon cœur des pensées de miséricorde et en fasse jaillir des actes de miséricorde.
 
Référence biblique (Matthieu, 13)
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

lundi 20 juillet 2020

En toutes choses - Entrevue à Sel + Lumière

Mon entrevue avec M. Francis Denis de Télévision Sel + Lumière pour l’émission intitulée En toutes choses a été diffusée aujourd'hui, le 20 juillet à 19h30. L’émission est également disponible sur les réseaux sociaux de S+L média. Dans l’entrevue, il est question de façon spéciale de mon récent livre « J’ai soif ». 

vendredi 17 juillet 2020

« J’ai gardé la foi »

Je lis cet émouvant témoignage de saint Paul dans son testament envoyé à son jeune disciple, Timothée.
 
« Le moment de mon départ est venu. J’ai mené le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi. Je n’ai plus qu’à recevoir la couronne de la justice. »
 
Oui, cette parole me touche, m’émeut, me provoque au courage et à l’espérance.
 
Que le Seigneur Jésus, mon Seigneur et Maître, m’accorde la grâce de pouvoir, moi aussi, formuler une semblable assurance au moment de ma mort!
 
Jésus, guide-moi dès maintenant à ta suite pour me préparer avec toi à porter ce témoignage en vérité!
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 12 juillet 2020

Pourquoi es-tu venu vivre avec nous?

Jésus, tu affirmes souvent que c’est pour obéir à la volonté de ton Père que tu fais face avec courage et bonté à tant d’obstacles, de mépris, d’incompréhensions. Cette volonté paternelle, c’est ta nourriture quotidienne!
 
Je te vois sans cesse t’en tenir à cet ordre du Père de te faire proche des petits, des pauvres, des lépreux, des pécheurs. Et aussi à cet ordre du Père de proclamer aux humains sa bonté paternelle et toujours fidèle.
 
Quel et donc ce plan du Père qui, de rejet en contestations, va te conduire à la croix, cette mort atroce?
 
Toi-même nous le dit : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. » (Jean, 3, 16)
 
Dieu nous a tellement aimés qu’il nous veut avec lui pour toujours! Il nous aime toujours tellement que Jésus, tu es mort pour nous conduire à la vie éternelle! Merci Jésus de continuer à me révéler ce secret amour au fond de mon cœur, par ton Esprit et par ta Parole.
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

vendredi 10 juillet 2020

Entrevue à Télévision Sel + Lumière

C’est avec joie que j’ai accordé une entrevue à M. Francis Denis de Télévision Sel + Lumière pour l’émission intitulée En toutes choses. Dans l’entrevue, il est question de façon spéciale de mon récent livre « J’ai soif ». L’épisode sera diffusé sur les ondes de S+L, le 20 juillet prochain à 19h30. L’émission sera également disponible sur les réseaux sociaux de S+L média.

mercredi 8 juillet 2020

« Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. »

Pendant de longs mois, nous n’avons pas pu célébrer la messe en communauté. Nous n’avons pas pu communier. Et très souvent, nous ne pouvions même pas aller dans une chapelle adorer le Sacrement Très Saint du Corps et du Sang de Jésus.
 
Quelle souffrance! Car ta présence, Jésus, nous est tellement nécessaire. Sans toi, on ne peut rien! À toi, tout est possible!
 
Je me suis alors très souvent souvenu avec reconnaissance de ta promesse. Toi, ressuscité, tu as continué à dire à mon cœur : « Je suis avec toi, toujours, chaque jour, partout. »
 
Chaque fois que j’ai su écouter ta promesse, j’y ai trouvé réconfort.
 
Merci et encore merci.
 
Tu m’aimes tellement que tu sais toujours rejoindre mon cœur.
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(Référence: Matthieu 28, verset 22)

dimanche 5 juillet 2020

Je suis un projet du Père

Chaque baptisé « est une mission ; il est un projet du Père pour refléter et incarner, à un moment déterminé de l’histoire, un aspect de l’Évangile. » (par. 19)
 
Jésus, c’est en te regardant avec mon intelligence et c’est en désirant de tout cœur m’unir à toi dans ta vie quotidienne, surtout dans ta passion et ta résurrection, que j’apprendrai le dessein du Père sur moi, ce qu’il veut que je sois maintenant.
 
Donne-moi ton Esprit! Je t’en supplie! Je désire être plus souple, plus docile à ses impulsions, Qu’il me modèle sur ta vie, sur ces aspects particuliers que le Père veut que je reproduise en moi. Ainsi je pourrai être un message d’amour du Père pour ton Peuple, pour lequel tu es mort et ressuscité.
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

jeudi 2 juillet 2020

Aimer et travailler à la justice

« La cité de l’homme n’est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d’abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion. La charité manifeste toujours l’amour de Dieu, y compris dans les relations humaines. Elle donne une valeur théologale et salvifique à tout engagement pour la justice dans le monde. »
(Benoit XVI) (par. 6)
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 28 juin 2020

« Ton amour est plus grand que les cieux! » (Ps 56, 11)

Oui, Seigneur Dieu créateur de tout, ton amour englobe, imprègne, anime toute ta création. Car c’est toi qui a fait tout ce qui est, et avec amour, bonté, générosité.
 
Je suis le fruit de ton amour. Et pour vivre vraiment, pour être heureux, il me faut aimer.
 
Insuffle-moi cet élan de vitalité, de don de moi-même pour mon bonheur et pour la gloire de ta générosité sans limites aucunes, toi qui aimes être super-généreux!
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

mercredi 24 juin 2020

Les bontés du Cœur divin

« Le plan du Seigneur demeure pour toujours, les projets de son cœur subsistent d'âge en âge. » (Psaume 32, 11)
 
Le psalmiste crie de joie. Il exulte en contemplant les merveilles qui jaillissent sans cesse du cœur de Dieu en faveur de toutes ses créatures.
 
Il m’invite à me réjouir de tout mon cœur devant tant d’œuvres divines, toujours bonnes et miséricordieuses, tant dans les merveilles de la nature que dans l’histoire des humains et dans ma propre histoire.
 
Donne-moi, Esprit Saint, d’oser croire vraiment à l‘amour de mon Père du ciel! Aide-moi à contempler Jésus en Croix et à sentir un peu plus qu’il m’aime à ce point.
 
« Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour, pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine. Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
La joie de notre cœur vient de lui,
notre confiance est dans son nom très saint. Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi! »
 
Amen! Oui, amen!
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 21 juin 2020

Comme avec un ami

« Le Seigneur parlait à Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. » (Exode 33, 11)
 
Dieu Père, en Jésus tu t’es fait tout proche de moi, marchant aux mêmes pas que moi, patiemment, dans mes errances, mes déserts, mes recherches, mes douleurs et mes larmes, tout comme dans mes joies.
 
Je veux jour après jour te faire confiance. Parle à mon cœur. Que l’Esprit me rende capable de recevoir tes Paroles, qu’elles soient appel, reproche, pardon, murmure de tendresse! « Comme un ami parle à son ami! »
 
Je suis sourd! J’ai la tête dure! N’hésite pas à insister. J’ai besoin de tes consolations, de ta force, de tes encouragements, de tes confidences.
 
J’oserai peut-être alors un jour t’ouvrir tout grand mon cœur! Apprivoise-moi!

Bonne fête des pères!
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

mercredi 17 juin 2020

Parce qu’aimés, aimons!

Saint Jean écrivait à ses jeunes communautés : « Aimés! Aimons-nous… »
(1 Jean 4, 7)

 
Benoit XVI commentait : « La charité est amour reçu et donné. Elle est “grâce” (cháris). Sa source est l’amour jaillissant du Père pour le Fils, dans l’Esprit Saint. C’est un amour qui, du Fils, descend sur nous. C’est un amour créateur, qui nous a donné l’existence; c’est un amour rédempteur, qui nous a recréés. Un amour révélé et réalisé par le Christ (cf. Jn 13, 1) et “répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné” (Rm 5, 5). »
(Benoît XVI, L’amour dans la vérité, par. 5)
 
Aimé gratuitement, dès avant ma naissance, je suis appelé à aimer!
 
Quelle vocation! Mais aussi quel défi! Jésus, toi qui sais ce que signifie : « aimer », guide-moi dans ce chemin du don de moi-même avec bonté et patience.
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 14 juin 2020

En attendant la réouverture de nos églises

« L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur. »
 
Mais quand allons-nous pouvoir célébrer de nouveau l’eucharistie et pouvoir rouvrir notre église? Cette question a été au centre de bien des conversations et sur les médias sociaux depuis le début du déconfinement. Si certaines personnes l’ont parfois exprimée avec impatience et découragement, les évêques du Québec ont offert un message rassurant et compatissant en mettant en premier le bien commun et la charité pastorale. En effet, il ne s’agit pas ici de mettre en premier son désir de se rassembler pour l’eucharistie, mais d’être une Église au cœur du monde, présente aux préoccupations actuelles.
 
Pendant ce temps de confinement, plusieurs croyants et croyantes auront redécouvert la richesse de la Parole de Dieu comme une nourriture essentielle dans notre chemin de foi. Comme Moïse disait au peuple d’Israël, la longue marche au désert était pour « savoir ce que tu as dans le cœur ». La faim qu’ils ont connue au désert leur aura permis de comprendre « que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui vient de la bouche du Seigneur ».
 
Le désert de la fermeture de nos églises nous aura-t-il donné l’occasion de saisir plus profondément que la nourriture offerte par Jésus prend d’abord vie par sa Parole qui vient nourrir notre cœur? Il nous donne ainsi les protéines pour incarner son amour dans notre vie de tous les jours, là où nous sommes appelés à servir avec joie, compassion et amour. 
 
René Laprise
Diacre permanent

Ce texte a été publié pour la chronique Échos de la Parole de l'Office de catéchèse du Québec.

vendredi 12 juin 2020

Jésus ma force

Jésus, nous vivons des temps dangereux. Il m’est difficile dans ces circonstances de garder la patience, de continuer à aimer les gens autour de moi.
 
Je sollicite ton Esprit, Celui qui t’a conduit durant toute ta vie si mouvementée.
 
Tu nous as donné ton Souffle divin du haut de la Croix. Il a jailli de ton Cœur ouvert par la lance, avec l’eau et le sang.
 
Rends-moi accueillant à ce Don qui est le cœur de ma vie de chrétien, son moteur, son énergie, sa vitalité.
 
Je te prie de me rendre capable de lui faire confiance, de me laisser guider par lui.
 
C’est à lui que tu référais, Jésus ressuscité, quand tu as dit à Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » (2 Corinthiens 12, 9)
 
Aussi Paul pouvait-il affirmer avec confiance, au cœur de grandes épreuves : « Je peux tout en celui qui me donne la force. » (Philippiens 4, 13)
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

samedi 6 juin 2020

Appel à la confiance

Père, créateur du ciel et de la terre, en ces temps très difficiles à vivre, partout sur la terre, il est bon d’écoute avec un cœur disponible ton appel à la confiance.

De même que la pluie et la neige descendent des cieux et n'y retournent pas sans avoir arrosé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer pour fournir la semence au semeur et le pain à manger, ainsi en est-il de la parole qui sort de ma bouche, elle ne revient pas vers moi sans effet, sans avoir accompli ce que j'ai voulu et réalisé l'objet de sa mission. (Isaïe 55, 10-11)
 
Ta Parole, sans cesse répétée avec fidélité et amour, c’est : « Je suis avec toi! »
 
Je veux de tout mon cœur laisser cette Parole prendre toute la place dans mon cœur, dans ma mémoire, pour en chasser les angoisses, les peurs, les découragements.
 
Qu’elle produise en moi, dans mon milieu, dans notre monde les fleurs et les fruits voulus par ta tendresse à notre égard. Car tu nous aime!
 
Merci, Père de cette Parole qui est vie et paix.
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

mardi 2 juin 2020

Incommensurables miséricordes

Dieu me dit, à moi pécheur qui hésite toujours à m’abandonner à ses tendresses et à ses pardons :

« Vos pensées ne sont pas mes pensées, et mes voies ne sont pas vos voies, oracle de Yahvé.
Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies,
et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Isaïe 55, 8-9)
 
Tu m’invites à toujours revenir vers toi, ô mon Créateur, mon Libérateur, mon Père! Et pour m’y encourager, tu me rappelles l’incommensurabilité de tes miséricordes, qui dépassent tout ce qu’on peut trouver de semblable chez les humains. Amour et pardon divins! Tu n’es pas un homme, mais Dieu! Toujours fidèle! Toujours pardonnant! Bonté que rien ne peut décourager! Aucune rancune, aucune rancœur, aucune vengeance dans ton cœur!
 
Illumine mon cœur, purifie-le!
 
Et quand je doute, fixe mon cœur sur la croix de Jésus! Tu m’aimes jusque-là! Alors, pourquoi douter? Avoir peur?
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

vendredi 29 mai 2020

Tu rassures et donnes courage

Nous vivons des crises personnelles, dans nos familles, dans nos pays. Danger de se décourager!
 
Bien avant Jésus, Dieu prenait soin de rassurer et encourager son peuple inquiet devant son avenir, les dangers sur ses chemins de vie.
 
« Qui a mesuré l’esprit du Seigneur?
Qui l’a conseillé pour l’instruire?
De qui a-t-il pris conseil pour discerner, pour apprendre les chemins du jugement, pour acquérir le savoir et s’instruire des voies de l’intelligence?
Voici les nations : elles sont pour lui comme une goutte au bord d’un seau, un grain de sable sur le plateau de la balance! Voici les îles, comme une poussière qu’il soulève! » (Isaïe 40, 13-14)
 
Dieu, j’adore ta sagesse, ta puissance, ton amour.
 
Je m’en remets entre tes mains. Sois ma sécurité. Sois le bon berger qui guide ma vie!
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

dimanche 24 mai 2020

Le baptême, quel cadeau!

Jésus, tu marchais près du Jourdain. Jean-Baptiste t’a vu passer et a témoigné devant ses disciples : Voici l’Agneau de Dieu. Il vous baptisera dans l’Eau et le Feu.
 
Le baptême est une œuvre divine. C’est toi, Jésus ressuscité qui baptise dans l’Esprit Saint, te servant du ministère du prêtre. Œuvre d’amour, de tendresse, de miséricorde. Don de la vie divine, participation à ta propre vie offerte à ma foi. Je demande la grâce d’accueillir à nouveau ce don avec un cœur ouvert et confiant.
 
Jésus, je t’adore, mon frère et mon Dieu!
 
Je t’adore nous offrant tes Paroles, Lumière et Vie. Tu es le Chemin. Chemin vivant qui nous entraîne à ta suite jusque sur la croix et dans ta montée vers le Père.
 
Je t’adore brûlant nos cœurs du Feu jailli de ton Cœur ouvert sur la Croix.
 
† Roger Ébacher
Évêque retraité de Gatineau

jeudi 21 mai 2020

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse

Ce bref texte termine notre cheminement avec le texte du pape François qui a pour titre : Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse.
 
Je viens de relire en entier ce texte qui nous rappelle notre vocation à la sainteté et nous résume les principaux moyens ou chemins pour y parvenir.
 
Je ne peux que vous inviter à relire lentement, attentivement, en priant, ce texte lumineux de l’illumination de l’Esprit. Notre pape nous fournit une foule d’indications, d’exemples, d’encouragements pour nous guider dans notre cheminement et dans notre discernement spirituel.
 
J’ai particulièrement goûté les chapitres trois, quatre et cinq.
 
Bonne relecture!
 
Nous vivons encore dans le confinement, souvent la peur d’être infectés par ce virus. Gardons confiance, courage, espérance, joie et soyons en paix. Aimons-nous et soutenons-nous les uns les autres.
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(57e et dernier texte d’une série sur l’appel à la sainteté)

mercredi 6 mai 2020

Sainteté et paresse

Est-ce que la sainteté implique qu’on ne fasse rien? Le pape Francois affirme avec véhémence le contraire. Le 17 septembre 2018, il a lancé le tweet suivant : « Le chemin de la sainteté n’est pas pour les paresseux ! »
 
Quand il est allé visiter une paroisse romaine le 6 mai 2018, il affirmait aux jeunes :
« Comment est-ce qu’on écoute le Seigneur? Comment l’écouter? Où parle-t-il, le Seigneur? Vous avez le numéro du portable du Seigneur, pour l’appeler? Comment est-ce qu’on écoute le Seigneur? Je vous dirais ceci, et ceci sérieusement: le Seigneur ne s’écoute pas en restant dans un fauteuil. Vous comprenez? Assis, une vie confortable, sans rien faire, et je voudrais écouter le Seigneur. Je t’assure que tu entendras bien des choses, sauf le Seigneur. On n’écoute pas le Seigneur dans une vie confortable, dans un fauteuil. Rester assis, dans la vie — écoutez cela, c’est très important pour votre vie de jeunes — rester assis crée une interférence avec la Parole de Dieu, qui est dynamique. La Parole de Dieu n’est pas statique, et si tu es statique, tu ne peux pas l’entendre. Dieu se découvre en marchant. »
 
Et le pape ajoutait : « Dieu déteste la paresse et il aime l’action. Les paresseux ne pourront pas hériter de la voix du Seigneur. Vous comprenez? Mais il ne s’agit pas de bouger pour se maintenir en forme, de courir tous les jours pour s’entraîner. Non, il ne s’agit pas de cela. Il s’agit de bouger son cœur, de mettre son cœur en marche
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(56e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)

lundi 27 avril 2020

Moyens nécessaires pour en venir à un bon discernement


Selon le pape François (par 166ss), le discernement spirituel n’exclut pas les apports de la sagesse humaine. Mais il les transcende parce qu’il ne s’agit pas de mettre seulement en jeu « un bien-être temporel ni la satisfaction de faire quelque chose d’utile, ni le désir d’avoir la conscience tranquille. » Il s’agit « d’entrevoir le mystère du projet unique et inimitable que Dieu a pour chacun, et qui se réalise dans des contextes et des limites les plus variés ».
 
Le discernement est une grâce. « Ce qui est en jeu, c’est le sens de ma vie devant le Père qui me connaît et qui m’aime, le vrai sens de mon existence que personne ne connaît mieux que lui. » Mais il nous faut désirer cette grâce, l’attente, l’appeler.
 
Le discernement « ne requiert pas seulement une bonne capacité à raisonner ou le sens commun. C’est aussi un don qu’il faut demander. Si nous le demandons avec confiance au Saint Esprit, et que nous nous efforçons en même temps de le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil, nous pourrons sûrement grandir dans cette capacité spirituelle. »
 
Le pape insiste sur la prière : « Même si le Seigneur nous parle de manières variées, dans notre travail, à travers les autres et à tout moment, il n’est pas possible de se passer du silence de la prière attentive pour mieux percevoir ce langage, pour interpréter la signification réelle des inspirations que nous croyons recevoir, pour apaiser les angoisses et recomposer l’ensemble de l’existence personnelle à la lumière de Dieu. » 
 
Il faut ajouter : la réflexion, la lecture (lectio divina et autres lectures utiles pour notre croissance), l’examen de conscience, de bons conseils, l’obéissance à l’Évangile et au magistère.
Et il faut nous souvenir que le discernement « est un instrument de lutte pour mieux suivre le Seigneur. » « Si quelqu’un entre dans cette dynamique, alors il ne laisse pas sa conscience s’anesthésier. »
 
Je vous invite à lire et méditer le texte même du pape.
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(55e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)

samedi 18 avril 2020

Renaître malgré les épreuves

« Il nous a fait renaître pour une vivante espérance » 
(Première lettre de saint Pierre apôtre 1, 3-9)
 
Depuis six semaines, notre vie personnelle, familiale, professionnelle et communautaire a été transformée. Si pour certains, ce fut un temps de repos en famille, pour d’autres, spécialement les personnes qui doivent assurer les services essentiels, la crise sanitaire a apporté son lot de fatigue, d’anxiété, de stress et d’inquiétude. À travers ce désert de notre vie collective, y-a-t-il des signes d’espérance? Le slogan « Ça va bien aller » trouve-t-il écho dans notre cœur et dans nos foyers?
Alors que nous venons de célébrer Pâques, seule ou en famille, en communion virtuelle avec la grande famille chrétienne, la première lettre de saint Pierre apôtre nous parle de renaissance, d’une espérance qui fait vivre.
 
« Aussi vous exultez de joie, même s’il faut que vous soyez affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves… »
 
Au moment de son écriture, cette lettre s’adressait à des communautés chrétiennes dispersées en Asie Mineure et qui se sentaient menacées dans leur existence. Le message se voulait rassurant.  
En ce dimanche de la miséricorde, Dieu nous invite à ne pas limiter notre espérance à notre confinement, mais à voir qu’à travers les signes du printemps s’installe l’espérance du ressuscité.
 
« Dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître pour une vivante espérance grâce à la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts. »
 
À nous aussi, il nous dit peut-être aujourd’hui un message rassurant : n’ayez crainte, « ça va bien aller ».
 
René Laprise
Diacre permanent
 
(Ce texte a été publié dans la chronique Échos de la Parole de l'Office de catéchèse du Québec)

mardi 7 avril 2020

Par-delà le mur?

(En ce temps de la crise sanitaire qui touche toute la planète, ici comme ailleurs, où notre humanité est devant la mort de dizaines de milliers de personnes, je reprends un texte publié en 2015.)
 
Nous marchons tous, à petits pas ou à grande vitesse selon chacun, vers un mur inévitable : la mort! Sans doute à cause d’habitudes mentales ou bien par légèreté, nous ne pesons pas la gravité, le sérieux de cet obstacle devant nous. Comment se fait-il qu’on ne se demande pas plus sérieusement : y a-t-il quelque chose ou rien derrière ce mur?
 
Comment savoir? « Est-ce que les morts sont morts? » Ou encore : « Où serais-je quand je ne serai plus? » Je pense aux affirmations de Miguel de Unamuno voulant que je ne puisse être certain ni que mon anéantissement sera définitif et irrévocable, ni que je me prolongerai dans telles ou telles conditions! Dans quelque recoin de notre cœur, il reste toujours « une ombre, une ombre vague, l’ombre d’une ombre d’incertitude ». Il y a une mouche qui bourdonne à l’oreille de notre cœur : « Non, rien! » Puis elle se reprend : « Mais il doit bien y avoir quelque chose! »
 
Vivre toujours, même devenir des dieux : voilà la soif insatiable de notre être! Un homme, fils de Dieu, qui a vécu dans notre chair et notre histoire, nous a parlé de cette soif : Jésus. « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela? » (Évangile de Jean 11, 25-26) Il est passé par la mort affreuse sur la croix, le rejet, le mépris. Mais il a vaincu la mort, est ressuscité et continue à montrer aux yeux de notre cœur ses plaies victorieuses et glorieuses. 
Je ne le sais pas, je crois à la vie éternelle par-delà le mur de la mort. Je crois pour un jour savoir par expérience les nouveautés de cette vie éternelle déjà en germe en moi par le baptême.
 
Joyeuse fête de Pâques!
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau

samedi 28 mars 2020

Quand le discernement est-il nécessaire?

Est-il toujours nécessaire de discerner ce qui se passe en nous et autour de nous afin de trouver la volonté de Dieu maintenant? Voici ce que le pape François (par. 169-169) enseigne à ce sujet.
 
Le discernement est nécessaire pour les moments extraordinaires, quand il faut résoudre de graves problèmes, quand il faut prendre une décision cruciale. Mais, en fait, nous en avons toujours besoin pour être disposés à reconnaître les temps de Dieu et de sa grâce, pour ne pas gaspiller les inspirations du Seigneur.
 
Toutefois, le discernement « devient particulièrement important quand apparaît une nouveauté dans notre vie et qu’il faudrait alors discerner pour savoir s’il s’agit du vin nouveau de Dieu ou bien d’une nouveauté trompeuse de l’esprit du monde ou de l’esprit du diable. »
 
Mais le discernement s’impose aussi dans la situation inverse : quand « les forces du mal nous induisent à ne pas changer, à laisser les choses comme elles sont, à choisir l’immobilisme et la rigidité. Nous empêchons donc le souffle de l’Esprit d’agir. Nous sommes libres, de la liberté de Jésus-Christ, mais il nous appelle à examiner ce qu’il y a en nous – désirs, angoisses, craintes, aspirations – et ce qui se passe en dehors de nous – “les signes des temps” – pour reconnaître les chemins de la pleine liberté. »
 
Il est essentiel de nous souvenir toujours de cette recommandation de saint Paul aux jeunes chrétiens et chrétiennes de Thessalonique : « N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais discernez la valeur de toute chose : ce qui est bien, gardez-le; éloignez-vous de toute espèce de mal. Vérifiez tout. Ce qui est bon retenez-le » (1Th 5, 19-22).
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(54e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)

samedi 14 mars 2020

Pourquoi le discernement s’impose à nous aujourd’hui?

Le pape François (par. 167), non seulement affirme que le discernement s’impose impérieusement aujourd’hui, mais donne un exemple qui en montre la nécessité. « Aujourd’hui, l’aptitude au discernement est redevenue particulièrement nécessaire. En effet, la vie actuelle offre d’énormes possibilités d’actions et de distractions et le monde les présente comme si elles étaient toutes valables et bonnes. Tout le monde, mais spécialement les jeunes, est exposé à un zapping constant. Il est possible de naviguer sur deux ou trois écrans simultanément et d’interagir en même temps sur différents lieux virtuels. Sans la sagesse du discernement, nous pouvons devenir facilement des marionnettes à la merci des tendances du moment. »
 
Le pape actuel, formé par les Jésuites, réfère très souvent à ce discernement, qu’il s’agisse de questions de vie personnelle, de pastorale, de vocation. Dans Evangelii Gaudium (par. 51), il écrit: « Il est opportun de clarifier ce qui peut être un fruit du Royaume et aussi ce qui nuit au projet de Dieu. Cela implique non seulement de reconnaître et d’interpréter les motions de l’esprit bon et de l’esprit mauvais, mais – et là se situe la chose décisive – de choisir celles de l’esprit bon et de repousser celles de l’esprit mauvais. » Il faut reconnaître notre réalité, l’interpréter et choisir.
 
Tout le chapitre 8 d’Amoris Laetitia (par 291ss) développe la nécessité d’user de discernement dans les questions matrimoniales. Il s’intitule « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité ».
 
Le pape est aussi revenu sur cette nécessité du discernement dans plusieurs de ses discours sur divers sujets de la vie chrétienne. Voilà qui doit nous inviter à prendre au sérieux l’importance du discernement dans notre cheminement chrétien.
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(53e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)

samedi 29 février 2020

Nécessité du discernement

Le pape François est très explicite sur la nécessité du discernement dans la marche des disciples de Jésus sur le chemin de la sanctification. Dans son texte sur la sainteté (par. 166), il écrit : « Comment savoir si une chose vient de l’Esprit Saint ou si elle a son origine dans l’esprit du monde ou dans l’esprit du diable ? Le seul moyen, c’est le discernement. »
 
Mgr Marcello Semeraro a présenté un long commentaire sur cette affirmation du pape. C’est de lui que je m’inspire dans les lignes qui suivent.
 
Tous les commandements de Dieu ont pour but de nous conduire à la sainteté. Mais comment puis-je savoir comment répondre, maintenant et ici, à cette volonté de Dieu? C’est en cela que consiste le discernement.
 
C’est cette connaissance de l’ici et du maintenant qui distingue le discernement du commandement. Le commandement indique la volonté de Dieu pour tous, toujours et partout. Il ne me dit cependant pas comment je peux arriver à cette rencontre avec Dieu dans ma situation actuelle. Le discernement est alors une sorte de « géoradar » qui m’indique où je peux mettre mes pieds, pour marcher concrètement et vraiment vers Dieu.
 
Comme l’enseignaient les Pères du désert, le discernement, c’est cet « œil intérieur » qui, petit à petit, me permet d’observer la réalité et de l’évaluer du point de vue de l’Esprit. Il est le gouvernail de la vie, « comme la mère, la gardienne et la modératrice de toutes les vertus. »
 
Ces quelques remarques peuvent suffire à nous convaincre de la nécessité du discernement dans nos vies chrétiennes. Il faudra dans les prochains textes réfléchir sur les moyens pour mettre en œuvre un tel gouvernail dans le chemin quotidien de la sanctification.
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(52e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)

vendredi 21 février 2020

Ne pas s’endormir sur le chemin de la sainteté


Jésus nous interpelle en Lc 12, 35-37 : « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là… » Et saint Paul (1Th 5, 5-6) y va de ce rappel : « Vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres. Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres. Ne nous endormons pas ».
 
Le pape, dans son texte sur la sainteté (par. 164-165), applique à nos vies ces appels évangéliques et apostoliques. « Ceux qui ont le sentiment qu’ils ne commettent pas de fautes graves contre la Loi de Dieu peuvent tomber dans une sorte d’étourdissement ou de torpeur. Comme ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle et ils finissent par se débiliter et se corrompre. »
 
Il définit la corruption spirituelle : « Un aveuglement confortable et autosuffisant où tout finit par sembler licite : la tromperie, la calomnie, l’égoïsme et d’autres formes subtiles d’autoréférentialité. »
 
Jésus (Lc 11,24-26) nous met en garde contre une telle glissade vers la corruption : « Quand l’esprit impur est sorti de l’homme, il parcourt des lieux arides en cherchant où se reposer. Et il ne trouve pas. Alors il se dit : “Je vais retourner dans ma maison, d’où je suis sorti.” En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée. Alors il s’en va, et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui, au nombre de sept; ils entrent et s’y installent. Ainsi, l’état de cet homme-là est pire à la fin qu’au début. »
 
Suis-je sur cette glissade vers l’engourdissement et la corruption spirituelle, suite de mes négligences de toutes sortes?
 
† Roger Ébacher
Évêque émérite de Gatineau
(51e texte d’une série sur l’appel à la sainteté)